Les jardins secrets de Metz

Le deuxième dimanche de septembre 2016, les espaces verts étaient en fête et à l’honneur avec l’opération Jard’in Metz ! Les Messins étaient invités à découvrir ou redécouvrir certains jardins publics au travers d’animations horticoles ou gourmandes, ou bien explorer des jardins cachés dans les lieux privés. L’opération avait aussi une certaine dimension sportive puisque, dans une idée originale, l’Office du tourisme a dessiné un circuit pédestre de 7 kilomètres joignant les espaces verts publics et privés de Metz. Pour notre sortie dominicale en famille, nous avons choisi le découvrir les jardins privés. Nous avons exploré quelques jardins secrets de Metz, cachés derrière de prestigieuses façades du coeur ancien de la Ville : celles du Mess des Officiers et sous-officiers rue des Ours, de la résidence des Hannoncelles En Nexirue, et du FRAC Lorraine rue des Trinitaires. Trois jardins, trois ambiances que je vous emmène découvrir !
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Le point de départ de la promenade se situait Place de la Comédie, à l’extrémité du jardin éphémère (où je vous ai déjà emmenés vous promener à travers ma page Facebook : regardez ! )
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img_8290Le temps de prendre une collation café – bière – glace – biberon au bar El Teatris et récupérer le plan du circuit sur le stand de l’Office du tourisme…
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Le jardin secret des officiers : le cloitre de la rue aux Ours

… Et nous voilà en route vers un premier jardin secret, au coeur du mess Lasalle, qui a été ouvert tout spécialement pour la journée Jard’in Metz. Situé tout au bout de la rue aux Ours, au pied de l’imposant Palais de justice, le mess a pris place dans une ancienne abbaye (l’abbaye de Saint Arnoul). Elle a été bâtie en Pierre de Jaumont et a en réalité eu des fonctions successives dans le cours de l’histoire : abbaye, école du génie et d’artillerie, entrepôt militaire et même hôpital pendant l’Annexion. Depuis 1919, c’est donc un lieu de restauration pour les officiers et les sous-officiers.
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Ceux-ci peuvent s’attabler sous les arcades de l’ancien cloitre. A son centre, de petits buissons dessinent des arabesques qui rappellent celles des grilles en fer forgé fermant le lieu.
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Quant à l’étrange tourelle érigée à l’un des angles du cloitre, elle servait à observer les manoeuvres militaires vers le Mont Saint-Quentin.
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Pas grand chose de plus à voir hélas – nous devrions revenir pendant les Journées du Patrimoine, lorsque tout le bâtiment sera ouvert ! J’ai donc fait des recherches a posteriori pour en voir plus sur ce lieu : Tout Metz a fait un fascinant reportage photos dans tout le bâtiment et en a percé les secrets. On y apprend que derrière une mystérieuse porte fermée à l’angle du cloitre, située sous l’écriteau « Ancienne église », conduit désormais … au terrain de tennis des officiers !

Un jardin secret à l’ombre d’un grand chêne En Nexirue

En Nexirue est une rue étroite et discrète, voisine des fourmillantes rue des Clercs et rue Serpenoise. Et pourtant elle recèle des trésors d’architecture, avec des façades magnifiquement décorées de statues : têtes de personnages variés, angelots, scènes de la mythologie (notamment les douze travaux d’Hercule). Elle offre également un panorama surprenant sur les flèches de la cathédrale, flamboyante en cette fin d’après-midi de septembre.
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Nous avons franchi une large porte turquoise ouvrant sur la résidence immobilière d’Hannoncelles, rénovée et gérée par LogisEst à la fin des années 1970 et qui fait partie de son patrimoine d’exception. Il s’agissait de l’Hôtel de Gargan, qui a eu plusieurs vies depuis sa construction au XVIème siècle : salle de Jeu de Paume où venait jouer Henri IV, théâtre, entrepôt agricole… Sa transformation en petits logements ne laisse pas soupçonner autant d’usages différents par le passé !
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Dès l’entrée de la cour, j’ai été charmée par le parterre de roses et la vue sur un autre hôtel particulier: encore des trésors invisibles depuis la rue !
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Pour accéder au jardin, nous avons dû passer dans le bâtiment via une pièce traversante, dotée d’ une fresque exceptionnelle: , couvrant un mur entier elle représente un jardin à la française.
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A la sortie, un véritable jardin, de bois et de feuilles cette fois-ci, attendait notre visite. Il offrait une perspective saisissante sur un incroyable chêne centenaire.
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Son envergure était telle qu’il couvrait d’ombre tout le jardin. Nous ne parvenions plus à baisser les yeux, perdus dans la contemplation de ses larges branches tortueuses et des jeux de lumières dans ses feuilles. Je me sentais plongée dans l’ambiance du film bouleversant de Terence Malik The Tree of Life.
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Partie de cache-cache dans le jardin pas si secret du FRAC

Après cette expérience quasi cinématographique et mystique, nous sommes repartis à la chasse aux trésors naturels du vieux centre de Metz, en direction de la colline Sainte Croix, et plus spécialement le point 49 Nord 6 Est. Nous voulions voir ce que cachait le FRAC Lorraine (Fonds régional d’art contemporain de Lorraine), situé rue des Trinitaires. Il se trouve à quelques pas du Cloitre des Récollets et de ses jardins pharmaceutiques, que j’avais déjà visité lors de la promenade sur l’écologie urbaine et sur Jean-Marie Pelt, racontée ici.
L’artiste botaniste Liliana Motta a été invitée à habiter le jardin du FRAC et y a installé nombre de « plantes étranges » poussant dans des grands bacs ou le long de tuteurs en bois clair. Sa démarche est à la fois artistique et pédagogique puisque les noms de chaque plante sont indiqués par une pancarte.
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Un chemin branlant, fait de longues planches de bois, sinue parmi les plantes et le paysage graphique.
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Le foisonnement des feuilles, la diversité des plantes et les tours et détours donnent l’impression de faire une longue promenade, même si l’on ne parcourt que 30 mètres en tout et pour tout! Ce bref égarement dans le jardin forme une introduction toute trouvée à l’exposition qui se tient à l’intérieur du bâtiment sur la cartographie : « Zones sensibles – La carte fait-elle le monde ? »
Etrange au premier abord, ce lieu s’est finalement révélé assez ludique, propice à des courses sur les planches et des parties de cache-cache pour ma fille de trois ans !
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Avec ces trois jardins, nous n’avons vu qu’une infime partie des espaces verts qu’offre Metz, publics ou secrets. Vivement les Journées du Patrimoine et la prochaine édition de Jard’in Metz pour en explorer d’autres !
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