15 000 coureuses à la Messine ! Et moi, et moi, et moi…

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A Metz, le 1er mai, on ne pense pas qu’au muguet ou au défilé pour la fête du travail, on pense surtout… à la Messine ! La Messine ? C’est notre course locale, 100% féminine, dédiée à la recherche contre le cancer du sein. Depuis six ans, chaque 1er mai, les Messines adoptent le même rituel. Elles se vêtent de rose, se surmotivent et partent bouger au profit de la lutte contre le cancer du sein. Cette année, j’ai rejoint cette armée rose et vécu ma première course de la Messine. Voici mon récit de cette course pas comme les autres …

Girl power tous les 1er mai à Metz !

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Deux semaines avant la course, le centre-ville prend les couleurs du plus féminin des événements messins ! Au printemps, le rose décline naturellement toutes ses nuances dans les arbres. Mais aussi il se trouve aussi dans les drapeaux de la Messine qui pavoisent sur la Place de la République, et dans tous les commerces qui ont pris les couleurs du girl power en arborant les fanions. J’ai spécialement apprécié la manière dont Fred a redécoré ses merveilleux d’un chapeau de crème rose…
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Le décor a été planté, place aux coureuses !

15 000 Messines s’élancent !

D’abord, elles ont versé 12 euros (ou 50 euros à Paris) au moment de l’inscription, dont une partie des fonds récoltés est reversé à la Ligue contre le cancer. Elles se sont inscrites en famille, avec leur mère, leur grand-mère, leur soeur, leur(s) fille(s), leurs copines, leurs amies. Puis elles se sont mises ou remises à l’entraînement, seule ou en groupe. Elles sont allées récupérer leur tee-shirt, leur dossard et quelques goodies sur la Village de la course la veille ou le matin du départ.
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Ensuite, elles ont affuté leur déguisement : achat d’un tutu rose raccord au tee-shirt, d’un chapeau, d’une perruque rose, de maquillage… Et en avant pour le Carnaval rose !
Elles ont sauté et crié en choeur au moment de l’échauffement, avant de prendre leur tour sur la ligne de départ et de décider in extremis si elles allaient courir ou marcher. Souvent, elles ont changé d’avis pendant la course, décidant de flâner dans les belles rues, ou au contraire d’en faire un vrai parcours santé en courant vite.
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Et voici comment s’est passée ma Messine !

C’était la sixième édition pour toutes les Messines, mais la toute première édition pour la jeune Messine que je suis (et je n’avais jamais couru la Parisienne lorsque j’habitais à Paris, bien que la course ait été créée en 1997 !). Dans cette aventure, j’ai entraîné ma fille de trois ans, qui a couru la baby messine avec moi, et ma mère. Elle-même en rémission, elle est venue exprès de la Région Centre Val de Loire partager cette course, et j’ai été très émue de terminer la course à ses côtés !
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Rude entraînement pour préparer la Messine !

Depuis deux mois, un matin par semaine, j’enfilais mes baskets avant de passer déposer mon fils. La crèche était le point de départ de ma course, où je me motivais auprès des nounous inscrites elles aussi à la course. Elles attendaient la pause de midi pour aller s’entraîner en marche rapide jusqu’à Montigny-les-Metz le midi (chapeau Mesdames !). Par ailleurs, ma mère m’encourageait à distance en m’envoyant des sms : « Alors tu es allée courir ? ». Euh…
Je partais sillonner au trot les rues du centre-ville, le circuit des remparts ou encore les chemins bordant le plan d’eau et le campus du Saulcy. Je savourais l’air frais et la lumière radieuse des matins de printemps, et admirais les arbres en fleurs.
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Raconté ainsi, on dirait une partie de plaisir ! Mais en réalité, je n’en menais pas large durant ces joggings matinaux. Mon souffle se raccourcissait au bout de quatre minutes, mes cuisses me brûlaient au bout de cinq minutes, la machine à café m’appelait au bout de six minutes, l’ennui m’envahissait au bout de huit minutes. A neuf minutes, le désespoir m’accablait lorsque je réalisais que je me trouvais à l’opposé de chez moi et qu’il me fallait courir deux fois plus longtemps pour rejoindre ma machine à café. A dix minutes, j’en avais complètement marre.
Parmi toutes mes séances d’entraînement, mon plus long footing a duré 25 minutes, avec quelques instants de marche pour récupérer au milieu. A la fin de la course, je peinais à grimper les marches vers mon premier étage, et subissais des courbatures pendant deux jours.
J’avais l’air bien mal partie pour fouler au pas de course 6,5 kilomètres de pavés pointus sur les reliefs du vieux centre-ville !
Heureusement, je suis une grande marcheuse, et je connais par coeur les pentes sur lesquelles les organisateurs de la course avaient prévu de nous faire souffrir passer. Sans doute cela m’a-t-il aidée ce jour-là ?
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Challenge La Messine relevé !

Et ouiiiii, j’ai couru tout au long du trajet ! Je faisais de toutes petites foulées à faible allure, car la densité de la foule et l’étroitesse des rues empêchaient de faire autrement. Courir parmi d’autres coureuses m’a aidée à prendre un rythme, car mon cerveau et mon corps se sont mis au diapason de cet entourage en mouvement. J’ai trouvé immédiatement une vitesse qui convenait à mon souffle et à mes muscles – même dans les méchantes pentes de la rue du Faisan, de la rue du Four du Cloitre ou d’En Fournirue.
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Bien sûr, j’ai fait des pauses : sous le Moyen Pont, le temps que l’embouteillage se défasse sur la passerelle étroite, et une pause technique dans un bar de la Place Saint Jacques. Bien sûr, j’ai commencé à trouver le temps long au dernier kilomètre, quand on tournicotait dans les rues commerçantes dans un trajet dessiné exprès pour allonger le parcours, mais sans plus aucun intérêt. Bien sûr, j’ai des courbatures à l’heure où j’écris et quelques crampes qui me prennent la nuit dans le mollet.
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Mais j’ai couru pendant tout le trajet ! Et je ne m’en croyais vraiment pas capable. Jje crois que cet événement a vraiment eu le pouvoir de me galvaniser et de faire que beaucoup d’autres femmes se surpassent aussi ce jour-là. Nous étions portées par la vague rose que nous formions, nous gardions la cadence grâce aux percussions de tous les groupes de musiques du monde qui jalonnaient le parcours, nous avions même des coachs au bord de la route sur les dernières centaines de mètres pour nous motiver et nous conseiller. L’ambiance était vraiment enthousiasmante !
Enfin, les Messines sont parties prendre un repos et un repas bien mérités dans les cafés de la Ville, comme ici sur la Place Saint Jacques …

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Cap vers la prochaine Messine !

Dans la semaine qui a suivi la course, j’ai soigné mes courbatures avec la fin des chocolats de Pâques. Puis je suis retournée courir, une semaine pile après la course. Il faut croire que j’ai pris gout au jogging ! Cela me faisait drôle de courir seule ou presque sur les bords de Moselle… Alors j’ai pensé à la course de l’année prochaine et quelques idées me sont venues.
Pour que cette manifestation soit parfaite, il faudrait la rendre encore plus écolo-friendly et favoriser le civisme de nous toutes ! Le lancer de ballons en caoutchouc dans les airs (donc dans la nature peut-il être remplacé par autre chose de tout aussi visuel mais moins polluant ? Stop à la distribution de gobelets en plastique par les organisateurs et le rejet sur le sol par les coureuses ! Un verre consigné aux couleurs de la Messine serait tout aussi chouette ! Et pourquoi ne pas distribuer des sacs à crotte que les coureuses et marcheuses pourraient utiliser pour récupérer les offrandes de leur compagnon à pattes, puisque certaines utilisent le parcours comme promenade quotidienne et wc pour chien ?
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Et pour le parcours, pourquoi ne pas aller explorer d’autres quartiers de Metz ou d’autres communes limitrophes ? Le Quartier de la Gare et de l’Amphithéâtre, Longeville-les-Metz ou Montigny-les-Metz sont assez près de la Place de la République, après tout ! Et je ne propose pas cela seulement pour éviter les pentes et les pavés de la colline Sainte Croix – quoique …
En tout cas, bravo et merci aux organisateurs et surtout aux bénévoles qui ont préparé cette course. Ils l’ont animé avec sourire et professionnalisme, et je me demande si à ce train nous ne serons pas 30 000 Messines à nous élancer l’année prochaine dans les belles rues de la Metz royale et impériale …
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2 Comments

  1. Aller, l’an prochain, je m’y mets… Euh, en fait non, tu as presque réussi à me motiver mais 6,5km…
    Peut être la baby messine avec ma fille

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