Ils sont fous à Metz ! La preuve par cinq… week-ends d’animations dans toute la Ville

Avant d’adopter Metz, j’ignorais que le soleil y chauffait si fort et que le mercure pouvait autant grimper … Et pourtant c’est vrai ! (Et, à bien y réfléchir, quoi d’étonnant puisque nous sommes en climat continental ?)
Le soleil tape dur sur les têtes, et notamment celles des artistes qui rivalisent de fantaisie pour animer les places et lieux culturels de Metz ! Depuis quelques semaines, nous courons donc aux quatre coins de la Ville assister à des spectacles et voir des animations toutes plus fantaisistes les unes que les autres !
Parti de Borny, ce grain de folie s’étend sur tout Metz et touche tout le monde dans la région Grand Est : habitants, artistes, bricoleurs mais aussi animaux et même… objets. Petite revue (non exhaustive!) des folles animations de ces derniers week-ends de festival et de festivités à Metz, qui me font découvrir de manière très originale différents lieux.

A Borny aux Ecolo-trucs, ils se prennent pour les sauveurs de la planète !

Mes premiers soupçons sur la folie messine sont nés début juin dans le Quartier Borny, où quelques doux rêveurs rassemblés par la MJC ont prétendu qu’ils allaient sauver la planète grâce à quelques Ecolo-trucs. Par exemple, certains au nom complètement fantaisistes, les Incroyables Comestibles,  jardinaient sur le trottoir et prétendaient que la nourriture peut y être directement cueillie, sans même l’acheter ?!?
Les parcelles du jardin des Incroyables Comestibles à Borny, Metz - à cultiver et cueillir en libre service, dans une ambiance conviviale !
Les parcelles du jardin des Incroyables Comestibles à Borny, Metz – à cultiver et cueillir en libre service, dans une ambiance conviviale !
D’autres encore prétendaient qu’on peut faire de la musique avec des poubelles : ils ont pris une vieille guimbarde pour une salle de musique et des détritus pour des instruments de musique. Je vous le dis, le soleil tapait très fort à Metz dès le début du mois de juin !
Une ancienne caravane transformée en antre sonore, à laquelle il faut se coiffer d'un chapeau fantaisie pour pouvoir accéder
Une ancienne caravane transformée en antre sonore, à laquelle il faut se coiffer d’un chapeau fantaisie pour pouvoir accéder
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A Blida au Festival des Makers, les Lorrains ressuscitent et inventent de drôles de jeux

Le week-end du 18 juin, le soleil cognait encore plus fort sur TRCM Blida, un ancien dépôt de bus transformé en « Tiers lieu de création, de production et d’innovation artistique et numérique » – autrement dit une résidence d’artistes, un espace de coworking, et un fablab (lieu de fabrication et d’imprimerie ouvert à tous).
Pour le Festival des Makers, les fablabs de la Lorraine ont apporté leurs drôles de machines à Blida  : imprimantes 3D, machines de gravure ou encore… vieilles consoles de jeux. Ils prétendent être venus pour bricoler parce qu’ils veulent inventer de nouvelles formes de produire et réparer des objets, mais la vérité c’est que… ils aiment surtout jouer ! Certains s’éclataient à la console sur de vieux jeux d’arcade et d’autres sont allés jusqu’à ressortir des jeux de société anciens en bois.
A Metz, plus on est de fous, plus on joue !
Un Billard Nicolas, qui se joue avec... des poires ! Ce sont elles qui guident des billes par leur souffle. Un jeu mis à disposition par "Il était des fois", entreprise de location de vieux jouets et décors vintage, basée à Blida, Metz
Un Billard Nicolas, qui se joue avec… des poires ! Leur souffle guide les billes vers les trois trous. Un jeu mis à disposition par « Il était des fois », entreprise de location de vieux jouets et décors vintage, basée à Blida, Metz
Une machine de gravure sur polystyrène appartenant au Numerifab, l'un des Fablabs présents à Blida au Festival des Makers 2016
Une machine de gravure sur polystyrène appartenant au Numerifab, l’un des Fablabs présents à Blida au Festival des Makers 2016
A Blida, les papas nés au XXème siècle sont heureux de montrer leurs consoles à leurs progénitures nées au XXIème siècle ...
A Blida, les papas nés au XXème siècle sont heureux de montrer leurs consoles à leurs progénitures nées au XXIème siècle …

Nous nous sommes laissés embarquer dans cette balade rétrofuturiste, entre machines au look ancien et nouvelle vision de la production et du design. Jugez plutôt sur pièces en regardant l’album Facebook de cette balade !

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A l’Arsenal, la danse d’un cube de métal possédé par les Ondes Messines

Le week-end du 2 juillet 2016, Metz a été traversée d’ondes musicales, électroniques et numériques. Cela s’est produit pour la deuxième année consécutive, et ce phénomène est tellement spécifique à Metz qu’il a été baptisé les Ondes Messines ! Celles-ci envahissent les places et les grands lieux culturels de la Ville et font jaillir des concerts, expositions et démonstrations en tout genre.
C’est ainsi que le très sérieux Arsenal, après avoir été un bâtiment militaire et avoir accueilli le Conseil des Ministres franco-allemand en avril 2016, s’est laissé envahir par les figurines de guerriers manga et les jeux d’arcade qui ont rappelé à chaque visiteur ses guerres d’enfants.
Figurines en résine de Tsume Art exposée à l'Arsenal de Metz à l'occasion du Festival Ondes Messines, 2016
Figurines en résine de Tsume Art exposée à l’Arsenal de Metz à l’occasion du Festival Ondes Messines, 2016
Figurines en résine de Tsume Art exposée à l'Arsenal de Metz à l'occasion du Festival Ondes Messines, 2016
Figurines en résine de Tsume Art exposée à l’Arsenal de Metz à l’occasion du Festival Ondes Messines, 2016
Les jeux d'arcade ont envahi le hall de l'Arsenal durant le Festival Ondes Messines en juillet 2016.
Les jeux d’arcade ont envahi le hall de l’Arsenal durant le Festival Ondes Messines en juillet 2016.
Mais ce n’est pas tout ! Cette digne et prestigieuse salle qui fournit un écrin musical de rêve à l’Orchestre national de Lorraine, a laissé entrer un drôle de cube sonnant et trébuchant ! En effet, au fond du Studio du gouverneur, j’ai déniché un cube de métal luisant dans la pénombre…
Walking Cubes, 1024 Architectures
Walking Cubes, 1024 Architectures
Froid et silencieux, il s’éveillait soudain dès qu’on s’approchait de lui et partait dans une danse endiablée de deux minutes, bougeant au rythme des sons qu’il produisait lui-même en agitant ses arêtes de métal.
D’abord apeurée, ma petite fille a fini par la trouver originale et séduisante, cette idée d’un cube qui se déhanche… Et nous l’avons contemplé pendant cinq danses successives ! L’oeuvre s’appelait Walking Cubes et a été créé par 1024 Architectures.

Extrait vidéo de la danse du cube de 1024 Architectures

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Place Saint-Louis, des sauvages s’envoient en l’air : Hop Hop Hop !

Dimanche 10 juillet, cinq énergumènes moustachus (et pour certains très chevelus et chaudement vêtus) se sont agités sur la bouillante Place Saint-Louis, dans un spectacle de plus d’une heure. Ils semblaient encore plus énervés que les supporters des Bleus à quelques heures de la finale de l’Euro.
Ces énergumènes étaient les Five Foot Fingers, et ont proposé un spectacle, Jungle Five, mêlant danses, sketches et acrobaties. Le signe de leur folie ? Ils ont confondu les arcades de notre belle Place Saint-Louis avec les profondeurs d’une jungle, et y convoqué Mowgli, le roi Louis, Tarzan, sa Jane, son singe Cheetah, mais aussi Indiana Jones – et plus étonnant Robin des Bois ! En se glissant dans les costumes tantôt très poilus, tantôt très dénudés de ces personnages, chaque membre des Five Foot Fingers a réalisé des acrobaties avec son instrument fétiche : des barres verticales parallèles, une corde, des rubans, un drap ou encore un cerceau. C’est ce numéro au cerceau qui a été le plus nouveau pour moi, le plus poétique et le plus applaudi malgré la faiblesse de son introduction : un discours inaudible et quelque peu incohérent sur la révolution.
Le contraste fort entre la droiture des façades classiques de la Place Saint-Louis et le mouvement de ces hommes en drôles de costumes a rendu mon appareil photo complètement fou !
Ah oui, j’oubliais ! Dans les vieilles rues de Metz avant et après le spectacle, j’ai même vu les policiers se promener sur des motos volées à des enfants ! Mais quoi d’étonnant lorsqu’il fait trente degrés à l’ombre et que la folie est devenue obligatoire dans toutes les rues de Metz dans le cadre du Festival Hop Hop Hop ?
Drôles de flics dans les rues de Metz, croisés lors du Festival Hop Hop Hop en juillet 2016 : les Kiddy Ride Police Patrol
Drôles de flics dans les rues de Metz, croisés lors du Festival Hop Hop Hop en juillet 2016 : les Kiddy Ride Police Patrol
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  • Le Festival Hop Hop Hop 
  • Pssst ! D’après le site Hop Hop Hop, les Five Foot Fingers étaient en train de rôder leur spectacle Jungle Five en proposant l’avant-première à Metz, mais ils le joueront aussi dans le cadre du Festival de rue d’Aurillac en août. Pour les suivre dans les villes de France, de Belgique et d’Allemagne, cliquez ici 

Au Centre Pompidou Metz : ils massacrent les instruments de musique et les meubles !

« Que ne ferait-on pas au nom de l’art, surtout lorsqu’il est contemporain ? » ai-je pensé sous le coup de la stupéfaction en visitant deux des expositions actuelles du Centre Pompidou Metz.
Sous prétexte de montrer la musicalité d’oeuvres peintes ou sculptées, et le pouvoir immense de la musique pour suggérer des images, les commissaires de l’exposition Musicircus ont rempli la Grande Galerie du Centre Pompidou Metz de miroirs et de cercles dansants ou tournants, de mobiles de fer, de projections psychédéliques. Outre l’espace physique et visuel, tout l’espace sonore était pris de sons envoûtants, voire hypnotiques, telle la musique de Philip Glass qui accompagne si bien à la fois la danse et les arts plastiques. Mais après une demi-heure dans ce boucan visuel et sonore, peut-on s’étonner d’y perdre un peu la raison et… de finir par s’en prendre aux instruments de musique eux-mêmes ?
Car, sacrilège pour une Ville aussi mélomane que Metz ! Musicircus exposait des cadavres d’instruments de musique telle la batterie dégonflée et décolorée de l’artiste Claes Oldenburg (Batterie Fantôme, 1972), ou les pièces d’un piano sauvagement détruit par l’artiste Arman dans l’une de ses « colères » – performances publiques à Gstaad en 1962 (Chopin’s Waterloo, 1962). Après avoir montré les relations étroites entre musique et peinture chez Chagall, Delaunay ou Calder, voire leur fusion chez Kandinsky, l’exposition Musicircus a aussi montré les dimensions transgressives et passionnelles de cette relation.
Arman, Chopin's Waterloo - oeuvre exposée à Musicircus, exposition du Centre Pompidou Metz en juillet 2016
Arman, Chopin’s Waterloo – oeuvre exposée à Musicircus, exposition du Centre Pompidou Metz en juillet 2016
Claes Oldenburg, Batterie Fantôme - oeuvre exposée à Musicircus, exposition du Centre Pompidou Metz en juillet 2016
Claes Oldenburg, Batterie Fantôme – oeuvre exposée à Musicircus, exposition du Centre Pompidou Metz en juillet 2016
Dans la Galerie 2 du Centre Pompidou, le chaos était bien pire : des planches de bois issues de lits, d’armoires, de chaises, de commodes et de bibliothèques flottaient au-dessus de nos têtes, dans une installation spectaculaire qui masquait le plafond sur toute la longueur de la galerie ! Si l’on en croit les explications à l’accueil, les destructions auraient même été commises avec la participation de la communauté Emmaüs de Peltre !
Oui, on marchait sur la tête dans tous les sens du terme dans ce Centre Pompidou Metz !
Tadashi Kawamata. Under the Water - Centre Pompidou Metz, juillet 2016
Tadashi Kawamata. Under the Water – Centre Pompidou Metz, juillet 2016
En réalité, cette création de l’artiste japonais Tadashi Kawabata symbolise la destruction de la région de Fukushima après le tsunami de mars 2011 : la vague folle de 15 mètres de haut a déferlé sur 600 km de côtes et jusqu’à 10 km à l’intérieur des terres, emportant des milliers d’habitations et charriant des milliers de meubles et d’objets. Cette exposition « Under the water » veut donc mettre le spectateur sous la surface de la mer au moment où elle était couverte de ces débris, et a une grande force de suggestion des pertes matérielles et surtout psychologiques et symboliques vécues par les Japonais de la région de Fukushima.
 
 
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Entrée des galeries d'exposition du Centre Pompidou Metz avec les affiches des expositions en cours en juillet 2016
Entrée des galeries d’exposition du Centre Pompidou Metz avec les affiches des expositions en cours en juillet 2016
 
L’été ne fait que commencer et bien d’autres événements fous risquent de se produire à Metz si le soleil cogne trop fort sur le sable de Metz Plage ou que la liqueur monte à la tête des participants des Fêtes de la Mirabelle… Mais pourvu que cette folie vous gagne et vous convainque d’adopter Metz l’hyperdynamique ! 
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