Metz, la ville qui danse !

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Tout le monde danse, et danse partout dans Metz ! Me voilà donc gagnée par la fièvre de la danse, entre inscriptions aux activités sportives, applaudissements chaleureux du ballet de l’Opéra théâtre de Metz Métropole et visites d’expositions dédiées à la danse : celle de Fernand Léger au Centre Pompidou et celle du photographe Guy Delahaye à la galerie de l’Arsenal.

La danseuse et la perruche : un midi à La Fabrique

J’ai d’abord commencé par la pratique, avec mon inscription et celle de ma fille à deux cours de danse pour l’année. Enfin, elle a atteint l’âge de s’inscrire à quelques premières activités sportives dans Metz !
De mon côté, je profite des cours proposés à La Fabrique pendant la pause méridienne : body activ ou zumba, selon l’humeur ! Ah, que c’est bon de souffler, se donner chaud et se défouler en musique !
Et il est probable que je me laisse tenter par l’un des stages de danse proposés dans l’année, et en particulier les soirées « west coast dancing ».
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J’aime beaucoup l’atmosphère de ce lieu « retapé » et coloré, entre gris et couleurs acidulées. La Fabrique est située dans une cour de la rue des Arènes, juste derrière la gare. Elle a ouvert ses portes en 2015 et abrite de nombreuses activités artistiques et créatives pour enfants et pour adultes, du dessin à l’apprentissage des langues, du théâtre au yoga.
Sa mascotte est Bounty, une perruche verte qui salue élèves professeurs depuis sa cage, située sur la « Place du Village » (un grand espace bar face à l’entrée. Dommage, à l’heure où j’écris, il n’y serve pas encore de consommation) !

La Fabrique – Espace créatif et artistique
101 rue aux Arènes
03 87 36 57 77
www.lafabriquemetz.com
Renseignements et inscriptions sur leurs activités et leurs stages sur leur page Facebook : https://www.facebook.com/lafabriquedemetz/

La découverte des nouvelles chorégraphies du ballet de l’opéra théâtre

Puis, mon premier vendredi soir d’octobre a été enchanté par le visionnage d’une vidéo de danseurs dans Metz : il s’agit des quatorze danseurs du corps de ballet de  l’opéra-théâtre.
On les regarde se mouvoir dans les plus belles places et devant les plus beaux monuments de la Metz royale et impériale. Depuis nos festivals estivaux comme Hop Hop Hop ou les Fêtes de la Mirabelle, je savais que les places de Metz faisaient des scènes de spectacles formidables. Cette nouvelle vidéo le confirme encore une fois !
Pour visionner la vidéo, cliquez ici !
Quelques jours après, j’ai pu admirer les danseurs du corps de ballet en chair et en os sur la scène de l’opéra théâtre. Ils interprétaient deux pièces chorégraphiées par Davy Brun : L’oiseau de feu, un grand classique du ballet créé par Stravinsky , et Exode, une création musicale d’Anthony Rouchier.
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Les photos étaient interdites pendant la représentation, j’ai donc respecté la règle et suis donc obligée de décrire le plus précisément possible ce que j’ai admiré cette soirée du 17 octobre à l’Opéra théâtre de Metz Métropole.
Plus encore que le grand classique de L’Oiseau de feu, c’est la création proposée en introduction, Exode, qui m’a spécialement touchée et enchantée. 
Par sa bande musicale d’abord : son créateur Anthony Rouchier a composé les parties électro et les a entrecoupées de morceaux de musique sacrée écrite par Handel.
Par l’histoire que la pièce raconte, et qui fait forcément écho à la présence de plus de 600 migrants dans le camp de Blida Metz  : celle de l’exode d’un groupe de quinze personnes, en tenues d’été. Les femmes portent des robes mi-longues et légèrement évasées comme ont pu en porter celles qui ont vécu l’exode après la défaite française pendant la seconde guerre mondiale : l’exode est un mal de tous les siècles et de toutes les populations.
Par l’esthétique et la progression proposées dans la chorégraphie de Davy Brun : les danseurs mettent du temps à se mettre à danser, à proprement parler. Pendant le premier tiers de la pièce, ils effectuent des dizaines de déplacements à travers la scène, de courses effrénées et d’arrêts contrôlés, mais à pas silencieux. C’est assez typique du travail du chorégraphe Davy Brun, et on a retrouvé ces déplacements lors de sa chorégraphie suivante sur l’Oiseau de feu. Sans danse, il faut donc regarder de près leurs expressions et leurs mimes : des scènes de course et d’effroi, des scènes de coopération puis de compétition, des scènes de chutes puis de portés. Chaque scène a son propre morceau de musique, sa rythmique, son lieu précis sur la scène, son atmosphère, et les scènes s’enchaînent comme les étapes d’un voyage, jusqu’à l’arrivée finale dans la lumière. 
 
J’ai eu le privilège d’assister aux toutes premières représentations d’Exode et j’espère que cette belle pièce créée à Metz sera rejouée ici et ailleurs !
Opéra théâtre de Metz Métropole
Programmation et réservations sur http://opera.metzmetropole.fr

La danse en peinture : courez admirer Fernand Léger au Centre Pompidou !

Hélas, les splendides oeuvres de Fernand Léger passent leurs derniers jours au Centre Pompidou Metz ! Ce grand peintre du XXème siècle était passionné des arts du spectacle vivant : le cinéma, le cirque et le ballet. Il a collaboré à plusieurs ballets et a peint des tableaux inoubliables sur la danse, comme le montre cette formidable exposition rétrospective. En attendant de voir un jour exposer les danseurs de Matisse à Metz, je me suis régalée en découvrant celles de Fernand Léger !
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Fernand Léger – Le beau est partout
Centre Pompidou Metz
Jusqu’au 30 octobre 2017
Ouvert tous les jours sauf le mardi

Le photographe de danse Guy Delahaye expose à l’Arsenal

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La danseuse et chorégraphe Pina Bausch, photographiée par Guy Delahaye – exposition présentée à la galerie d’exposition de l’Arsenal à Metz – octobre 2017
Je vous avais déjà dit que j’appréciais d’aller découvrir les expositions photographiques dans la galerie de l’Arsenal sur le temps calme et solitaire de la pause méridienne… La nouvelle exposition présentée en cette rentrée m’a autant saisie que les expositions précédentes ! Lieu dédié à la musique et à la danse, où se produit régulièrement le Ballet de Lorraine, l’Arsenal a dédié son exposition automnale à un merveilleux photographe du spectacle vivant, Guy Delahaye.
En 30 ans, ce photographe du spectacle vivant a réalisé plus de 600 000 clichés en noir et blanc, publié dans des livres, des programmes, des centaines d’affiches et 620 expositions. Dans la galerie d’exposition de l’Arsenal, Guy Delahaye présente une sélection de quelques dizaines de clichés magistraux, d’un mètre sur 80 centimètres environ, en noir et blanc. Rarement les clichés sont accrochés seuls, ils sont présentés en groupe, soit parce qu’ils appartenaient au même spectacle, soit parce qu’ils entrent en résonance ensemble. Les clichés sont puissants, intenses, poétiques. Ils valorisent le travail de plus grands danseurs et chorégraphes internationaux : l’Allemande Pina Bausch, la Californienne Carolyn Carlson, les Français Jean-Claude Gallotta (du groupe Emile Dubois) et Angelin Prejlocaj, le couple Obadia Bouvier ou encore le japonais Ushio Amagatsu (de la Compagnie Sakai Juke).
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Guy Delahaye propose plusieurs niveaux de lecture aux clichés exposés ici, en attirant l’attention du visiteur sur l’expressivité de ses photos : « J’ai toujours défendu l’idée qu’une photo de spectacle n’est pas que le reflet de ce spectacle », et sur des ressemblances et des coïncidences entre des photos de spectacles ou d’arts différents qui ne seraient pas le pur fruit du hasard. Sa philosophie de l’art est intéressante à exposer et à discuter, cependant je me suis largement satisfaite d’un premier niveau de contemplation de ses oeuvres, sans sur-interprétation. Les photos en noir et blanc de Guy Delahaye subliment les corps et les regards des danseurs. Leurs regards et leurs bouches photographiés montrent – comme jamais je ne l’avais remarqué auparavant – les qualités d’interprétation et d’expressivité extraordinaire des danseurs. Leurs corps figés à jamais sur et par la pellicule dégagent à la fois une puissance, une force de l’intention et une grâce qu’on perçoit évidemment en assistant à un ballet « dans la vraie vie », mais qui prennent ici toute leur intensité.
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Guy Delahaye – Rencontres, coïncidences, plagiats
Galerie d’exposition de l’Arsenal
Jusqu’au dimanche 19 novembre 2017
La galerie est ouverte tous les après-midis sauf les lundis et jours fériés.
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Vous lisiez ? Et bien, dansez maintenant !

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2 Comments

  1. Il est vrai que Metz est une ville qui peut être considérée comme un bastion de la danse. J’ai moi-même eu de bonne expérience dans certaines de ses écoles de danse. Néanmoins, ce que j’apprécie le plus dans cette ville ce sont les spectacles qui s’y déroulent.

    1. Bonjour Ambrounette,
      je suis heureuse que vous approuviez mon point de vue, et trouve votre blog sur la danse (les danses !) très intéressant !
      A bientôt pour échanger encore sur les beaux spectacles messins !

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